Chère A.
Comme je te l’ai formulé dans notre conversation, voilà mon récit de la journée passée. Comme à mon habitude, j’ai d’abord couché les mots sur papier numériques avant de les coucher sur ce carnet.
La journée a donc commencé par notre réveil. Par l’éveil de nos sens. Comme souvent. Avant que tu ne partes travaillé, nous nous sommes échangés de longs baisers qui n’ont fait que renforcer l’éveil de mes sens.
Mes pensées envers toi ont démarré peu après ton départ. Je me suis laissé toute la matinée pour en faire le tour afin de t’écrire quelque chose de correct, de sensé.
À partir de ce moment, mes pensées ont été principalement tournées vers toi et tes différentes directives. Directives que j’apprécie toujours autant. Au delà de l’excitation qu’elles provoquent, je ressens toujours de la douceur et de ton amour derrière elles. Et c’est ce que j’aime. Ce mélange.
Est donc venu le temps de me coucher nu dans le lit. J’ai mis un certains temps à pouvoir me focaliser sur moi même sans avoir de pensées que l’on pourrait qualifier de parasites. Tout au long de ce temps, sache que mon bassin ondulé fortement. Ma queue n’était pas tendue. Mais le plaisir, l’envie, le désir étaient bel et bien là.
Une fois avec moi même, j’ai pu prendre pleinement le temps d’apprécier les différents temps.
D’abord écouter, sentir, m’écouter, me sentir. J’ai pris plaisir à me mettre entier sous la couette et à pouvoir sentir l’odeur de nos ébats passés. Je crois que c’est l’élément qui m’a permis d’être focus si je puis dire.
Ensuite le toucher. Le fait de venir me lécher, m’embrasser et me mordre les bras m’a éveillé. Me mordre et m’embrasser les biceps. Me lécher avec la pointe ma langue l’intérieur des poignets. Cette caresse était particulièrement agréable. Sache le.
Ensuite est venu le temps de sucer mes doigts. Au début j’y suis allé sans réfléchir, sans prendre soin de ce que je voulais me donner. Puis j’ai prêté attention. Attention par exemple à ne pas sentir mes dents. À ce que seules mes lèvres ne touchent mon ou mes doigts. Cette attention particulière m’a fait beaucoup de bien et m’a donné envie, pour de futurs ébats, de faire plus attention à tes doigts également.
Puis vint le temps des caresses uniquement autorisées avec les draps. Je me suis tourné pour me mettre sur le ventre. La couette étant toujours sur moi, de mes pieds à la tête. Mon bras droit était le long de mon corps. Mon bras gauche au dessus de ma tête. Ma tête tournée vers la gauche. J’ai laissé et senti ma queue se gorger de sang. Se gonfler. Se tendre. À partir de là, j’ai continué à faire onduler mon bassin mais de manière contrôlée, en le soulevant légèrement de façon à faire glisser ma queue contre le drap. Comme si je te prenais en somme. Oui au début j’ai pensé à toi. Et au fur et à mesure je me suis laissé réellement et pleinement aller. Sans penser. En me lâchant. En râlant. En laissant mon plaisir monter dans tout mon corps. Oui j’ai fait du bruit. Et m’entendre n’a fait que renforcer mon excitation.
Sachant que j’avais ta permission, j’avais besoin, envie de me faire jouir ainsi. Mes râles se font fait plus forts. Tout mon corps cherchant la meilleure manière de me donner du plaisir. Ma queue toujours plus tendue. Oui c’était bon. Très bon lorsque j’ai senti mon orgasme monter. Comme une libération pour moi, pour mon Moi. Je me suis pleinement laissé aller durant mon orgasme. Ne retenant pas les sons pouvant sortir de ma bouche. Ni mes coups de reins contre ce drap. Ce fut délicieux.
Après cela, j’ai pris un certain temps avant de rouvrir mes yeux. J’étais bien, là, dans ton lit, au chaud, repus d’un plaisir voulu et attendu. Plaisir donné d’une certaine façon par toi, chère A.
Et pour cela je te remercie. Pour ce que tu m’apportes mais aussi pour la manière dont tu me l’apportes. Sincèrement
J’ai pris 10 minutes dans ton lit avant de me relever. Je me serai bien endormi, là maintenant mais je savais que si je me laissais aller, je partirai pour une partie de la nuit.
Je me suis donc habillé. Fermé les volets de ton appartement. Roulé une cigarette. Et me voilà ici, j’écris. Pour toi. Pour moi. Pour nous.
Merci Chère A.






